11.11.2010

Mondialisation et Mondialisme par Michel de Poncins

Il faut distinguer avec soin les deux notions qui sont contradictoires. La mondialisation est la généralisation dans le monde entier de la libre circulation des biens. C'est la liberté du commerce, droit fondamental auquel les États ne doivent mettre aucun obstacle, que ce soit sous forme de droits de douane ou de réglementations. Est-ce une nouveauté ? Nullement : la route de la soie, le commerce des épices représentaient la mondialisation à la mesure des techniques de l’époque.


Actuellement, les gens ont l'impression que la mondialisation se développe trop vite, ce qui est un simple effet d'optique : en 1913, la part du commerce international était de 9% dans l’économie générale et elle est de 15 % environ aujourd’hui, ce qui n’est pas une augmentation considérable.


La mondialisation est vraiment un bienfait, en particulier pour les pauvres, et l'effet d'enrichissement venant de ce commerce étendu à toute la planète est considérable.
Venons-en au mondialisme qui est tout le contraire. C'est l'asservissement d'un grand nombre de pays et même, in fine, de la planète entière à un ensemble de forces qui gouvernent d'une façon quasi totalitaire à leur profit et pour leur bon plaisir. Le mondialisme a de multiples relais. L'Europe qui se met en place contre la volonté affichée de beaucoup de peuples est un échelon avancé de ce mondialisme avec ses multiples structures. L'objectif clairement proclamé des Eurocrates est bien la disparition des nations.


L'ONU est la clef de voûte de l'ensemble mondialiste et se décline dans une foule de bureaucraties gigantesques qui travaillent pour leur compte propre en quasi indépendance : FAO, UNESCO, OMC, CITES, OMS. Mais à côté de ces vraies « Seigneuries », il est une quantité d'autres « bourreaucraties ». Un coup d'œil sur Google révèle leur liste épouvantable et l'impossibilité de les dénombrer ; elles répondent à des étiquettes diverses : agences, instituts, programmes, hauts commissariats, fonds de ceci ou de cela. La prolifération des structures bouillonne de haut en bas et aussi latéralement ; chaque « bourreaucratie » a ses propres dépendances.

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