14.07.2011
Dominique Souchet concernant la situation en Birmanie
M. Dominique Souchet. Quel est le nombre exact des populations exilées ? Le chiffre de deux millions a circulé : est-il exact ? Les exilés sont-ils politiquement organisés ? Quelle est l’attitude des autorités à leur endroit ?
la Réponse de Gaëtan Gorce, rapporteur du rapport d'information sur la Birmanie
Il s’agit principalement des membres de l’ethnie karen. 150 000 karen vivent dans des camps de réfugiés de l’autre côté de la frontière avec la Thaïlande, dont 50 000 au statut incertain puisqu’ils ne sont pas enregistrés par les autorités. Il faut y ajouter les travailleurs illégaux dont le nombre est estimé entre 1 et 2 millions, qui constituent une main d’œuvre précieuse pour l’économie thaïlandaise.
Le problème des camps est difficile. Ils bénéficient d’une aide humanitaire massive sur laquelle les bailleurs s’interrogent d’ailleurs mais les perspectives d’évolution sont limitées. En effet, les camps sont devenus des centres importants pour l’éducation et la santé, car ils sont dotés de structures financées par l’aide. Personne n’a vraiment intérêt à voir la situation changer.
Le gouvernement thaïlandais alterne successivement entre des réactions d’autorité et un certain laxisme, mais n’a pas l’intention de régler définitivement le problème. On peut parler d’une certaine connivence entre la Thaïlande et la Birmanie, d’autant que la Thaïlande veut investir dans le Sud birman. Les échanges avec la Thaïlande sont principalement économiques.
L’organisation politique des karens existe, mais elle est bien plus structurée à Londres qu’en Birmanie, où le climat politique local n’est pas propice à l’expression de revendications.
10:30 Publié dans Elus MPF | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dominique souchet, karen, birmanie, gaëtan gorce, commission des affaires étrangères, junte militaire communiste, communisme |
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